L’écrivain Boualem Sansal, condamné par la justice algérienne et incarcéré depuis près d’une année, sera-t-il incessamment remis en liberté ?
Le président allemand a plaidé dans ce sens auprès de son homologue algérien Abdelmadjid Tebboune.
La demande a été rendue publique ce lundi 10 novembre par la présidence de la République via un communiqué repris par la Télévision algérienne.
“Le président Abdelmadjid Tebboune a reçu une demande du président de la République fédérale d’Allemagne, Frank-Walter Steinmeier, lui demandant de faire un geste humanitaire en graciant l’écrivain Boualem Sansal, emprisonné depuis un an”, annonce le communiqué.
“Compte tenu de l’âge avancé et de la santé déclinante de Boualem Sansal, le président allemand a suggéré de l’autoriser à se rendre en Allemagne pour y recevoir des soins”, indique la même source.
Cette dernière a ajouté que “Boualem Sansal, citoyen franco-algérien et lauréat du prix de la paix de l’Union des écrivains allemands, a été condamné en Algérie le 1er juillet 2025 à une peine de prison et à une amende”.
Affaire Boualem Sansal : le président allemand intervient
“J’ai demandé à mon homologue algérien de gracier Boualem Sansal, et ce geste serait l’expression d’un esprit humanitaire et d’une vision politique éclairée, reflétant également ma relation personnelle étroite avec le président Tebboune et les excellentes relations entre nos deux pays”, a indiqué le président allemand, cité dans le communiqué.
Boualem Sansal a été arrêté le 16 novembre 2024 à l’aéroport d’Alger à son retour de France où il avait tenu quelques semaines plus tôt des propos attentatoires à l’intégrité et à l’histoire de l’Algérie.
Sur le média d’extrême-droite Frontières, il avait soutenu qu’une partie du territoire actuel de l’Algérie appartient historiquement au Maroc.
En mars dernier, il a été condamné à cinq ans de prison ferme par le tribunal de première instance de Dar El Beida, une peine confirmée le 1er juillet par la Cour d’appel d’Alger.
La détention de Sansal est l’un des points qui ont compliqué la crise entre l’Algérie et la France qui dure depuis juillet 2024.
Des signes de détente entre Alger et Paris sont toutefois perceptibles depuis quelques semaines.
APS/ TSA
