À quelques mois des prochaines consultations électorales, locales et législatives, l’activité partisane connaît une intensification à travers plusieurs wilayas du pays. Réunions organiques, conférences politiques et rencontres avec les militants se succèdent, traduisant une phase de mobilisation progressive des formations politiques.
À Alger, la secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, a présidé hier, une réunion des militants de la wilaya, axée sur l’examen de dossiers d’actualité nationale et internationale. Elle a salué le projet de loi relatif aux partis politiques, estimant qu’il traduit « une volonté de lever les contraintes pesant sur l’action partisane ». Elle a également insisté sur l’importance de la loi relative au régime électoral, appelant à « l’élargissement de la révision des listes électorales afin de renforcer la participation citoyenne ».
Dans le même temps, le parti Tajamou Amel el Djazair (TAJ) a tenu, également à Alger, une conférence intitulée « les constantes nationales face aux défis ». Lors de cette rencontre, Mme Zerouati a souligné le rôle des partis politiques pour répondre aux enjeux posés par l’impact des nouvelles technologies de l’information et de la communication sur la société, en insistant sur leur contribution à l’encadrement, à la transmission des préoccupations des citoyens et à la proposition de solutions, ainsi que sur leur participation active à l’effort collectif visant à promouvoir l’attachement aux constantes nationales. Une rhétorique qui envoie un message clair sur le rôle des partis dans une conjoncture marquée par l’approche de ces deux rendez-vous électoraux.
Dans la wilaya de Djelfa, le Rassemblement national démocratique (RND) a réuni ses militants à Aïn Oussara sous la conduite de son secrétaire général, Moundir Bouden. Celui-ci a confirmé la participation du parti aux prochaines élections et annoncé la présentation de candidats appelés, selon ses termes, à « prendre l’initiative de trouver des solutions et à contribuer à la réalisation du développement ». Le discours a également mis l’accent sur une posture que le RND qualifie d’équilibrée, entre soutien aux initiatives jugées positives et réserves sur certaines politiques publiques.
À Biskra, le mouvement Ennahda a opté pour le registre de la conférence politique. Son secrétaire général, Mohamed Dhouibi, a centré son intervention sur la préservation de l’unité nationale dans un contexte international qu’il a décrit comme instable. Il a plaidé pour un discours politique mesuré, capable de renforcer le lien avec le citoyen et de porter les programmes de développement, tout en soulignant les capacités de l’Algérie à bâtir une économie diversifiée.
Le Mouvement El-Bina a, pour sa part, tenu à Alger la session ordinaire de son Conseil national de la Choura. Son président, Abdelkader Bengrina, a inscrit cette rencontre dans la perspective directe des échéances électorales en préparation, mais aussi du dialogue national. Il a affirmé l’engagement du mouvement à « ne pas instrumentaliser les préoccupations des citoyens à des fins partisanes », tout en réitérant son soutien aux orientations politiques qu’il juge conformes à l’intérêt national.
À Blida, le Front de libération nationale a réuni ses cadres et militants autour d’un message axé sur la responsabilité et la rigueur organisationnelle. Son secrétaire général, Abdelkrim Benmbarek, a reconnu que « le principal défi du travail politique réside aujourd’hui dans la reconquête de la confiance des citoyens », insistant sur « le rôle du terrain et des élus locaux » dans cette démarche.
Enfin, à El-Oued, le Front El-Moustakbal a tenu une rencontre organique dans le cadre de son programme de structuration des coordinations locales. Le président du parti, Fateh Boutbig, a appelé à « la consolidation de la cohésion nationale face aux défis régionaux et internationaux », tout en saluant « les mesures sociales prises par les pouvoirs publics pour préserver le pouvoir d’achat ».
Ces initiatives, menées simultanément par des partis aux orientations diverses, traduisent une phase de réactivation politique en vue des prochaines échéances électorales. Cette année, les deux rendez-vous électoraux à venir verront la participation de nombreux partis politiques, pour ne pas dire tous, ainsi que le retour dans la course du Rassemblement pour la culture et la démocratie, qui a décidé d’abandonner la logique du boycott, du moins cette fois.
